Du rififi dans la Banane ?

wp-media-55Les agriculteurs dans la rue…

Pour une énième petite balade matinale et médiatisée dans les rues de la capitale avec accessoirement un petit blocage de circulation bon enfant.

Les Réunionnais ont apprécié la performance du jour, même si s’ils aimeraient bien maintenant, que les animateurs de ce grand cirque changent de programme de temps en temps.

J’ai cru comprendre en lisant par-ci par-là des infos sur le sujet, que la direction de notre Barnum agricole local avait un point de vue très arrêté sur le sujet, et je confirme en temps que réunionnais très concerné par la canne, que c’est effectivement un sujet très électrique dans le Sud, d’ailleurs, ils n’arrêtent pas de continuer à alimenter le monstre alors qu’il consomme plus qu’il ne produit, mais dès que la gamelle est vide, on nous ressort la sempiternelle rengaine agricole péi que si t’es pas d’accord, c’est que t’es qu’un gros [CENSURED] de [CENSURED] [1]

la CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion) a dit :

La pérennisation de celle-ci [La filière canne, NDLR] irait de pair avec « la garantie des aides financières de l’État et de l’Europe », revendiquent encore les agriculteurs dans leur motion.

Pour ma part, je revendique, en temps que père au foyer libéral, et accessoirement intermittent du chômage, une aide de l’état afin de pérenniser ma filière avec de bonnes, grosses et juteuses subventions européennes…

Un représentant de l’association « Papalacaz » [2] a osé sous-entendre :

Les papa au foyer ne sont pas encore assez reconnus et c’est une lutte quotidienne pour éventuellement obtenir le droit à l’accès au minimum vital pour survivre quand l’autre camp à un accès complet au frigo sans aucune restriction et sans même en faire la demande…

Mais la lutte des pères ne va pas de pair avec l’agriculture, d’un côté un métier émergeant qui inquiètes les bien pensants, de l’autre un résidu d’occupation professionnelle, qui à prouvé à de nombreuses reprises que son mode de financement n’était pas le bon, je vous laisse deviner pour quel camp notre société travaille, moi c’est simple, je bosse pour l’autre.

Au-delà du petit coup de grisou personnel et qui n’engage que moi, envers mes amis (tout travailleur est par définition mon ami, on verra plus tard pour le travail en lui même) de la filière canne, je voulais juste publier le point de vue d’un Tamponnais d’en bas pour qui la filière canne est malheureusement et fort souvent à tort, associée à cette curiosité folklorique locale très prisée dans le Sud que sont les coupures d’eau…

Comprenez bien messieurs de la canne, que nous aussi, citoyens réunionnais d’en bas, nous avons besoin de subventions pour vivre, mais que si les vôtres augmentent encore pour perfuser votre activité, il ne nous restera peut être pas assez de réserves dans notre budget quand il nous faudra faire le plein de… sucre !

Notes

[1] : Au Tampon, on paie le sucre aussi cher qu’ailleurs, mais nous en plus on a le droit d’admirer les arrosages automatiques dans les champs de cannes, crachant dans l’atmosphère cette eau qui ne coule pourtant plus à nos robinets… que l’on paie quand même…

[2] : L’association Papalacaz© est une pure invention de mon esprit, mais je dépose quand même le nom officiellement, histoire de pérenniser mon investissement, d’ailleurs si ma lutte de papa au foyer devait s’intensifier, pourquoi ne pas vraiment monter cette association finalement.

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(")_(") Maître Maa